80'000 francs réclamés aux organisateurs de la manifestation du 1er novembre à Sion
Le montant de la facture envoyée par le canton du Valais aux responsables du rassemblement pro-palestinien du jour de la Toussaint est révélé lundi soir par la RTS.

Plus de 300 militants pro-palestiniens s'étaient rassemblés à Sion le 1er novembre dernier lors d'une manifestation non autorisée. Devant le Grand Conseil, le ministre en charge de la sécurité Stéphane Ganzer avait assuré que des « émoluments forfaitaires » seraient envoyés aux responsables de cet événement pour couvrir les frais d'engagement des agents de la police cantonale.
Pour les organisateurs du rassemblement sédunois, cela se traduit donc par une addition de 80'000 francs, a révélé lundi soir la RTS dans Forum. Interrogé durant l'émission, Gaël Ribordy - membre du collectif Valais-Palestine - a indiqué avoir fait opposition à cette facture.
Il se dit étonné de voir les autorités aller jusqu'au bout de leur démarche. Un recours a en effet été déposé contre la décision de ne pas autoriser ce rassemblement. Or, "si le recours parvient à prouver que la manifestation aurait dû être autorisée, cette facture n'aura plus le même caractère", fait valoir Gaël Ribordy.
Une loi dissuasive
Il entend contester la légalité-même de la loi sur la police cantonale, sur laquelle l'établissement de cette facture se base. « Notre espoir est de montrer que cette loi a un caractère dissuasif. Du coup, un tel texte limite le droit de manifester et la liberté d'expression, qui est un point fondamental de la démocratie », précise encore le co-organisateur de la manifestation du 1er novembre.
Selon la police, plusieurs dizaines de manifestants étaient en possession d'objets dangereux lors de ce rassemblement. Mais la manifestation en elle-même n'a fait ni victime ni dégât.
