Pour mettre fin à l'attente à Bâle, Didier Tholot invoque l'esprit de la Coupe
Après avoir idéalement lancé son année 2026 en s'imposant avec la manière face à la lanterne rouge Winterthour, le FC Sion veut enchaîner. Dimanche, une nouvelle occasion s'offre à lui de faire taire les statistiques en mettant fin à près de 29 ans de disette à Bâle. Et si c'était enfin la bonne?

Tous les six mois (au moins), c'est la même musique qui se répète. Inlassablement. À chaque fois qu'un déplacement au Parc Saint-Jacques se profile pour le FC Sion, une date revient avec insistance. Celle du 2 août 1997. À force, on a appris à la connaître par cœur. Même plus besoin de creuser dans notre mémoire pour la retrouver. Depuis ce fameux jour, jamais le club sédunois n'a trouvé le moyen de ramener les trois points des bords du Rhin.
Tholot buteur, Hefti pas encore né lors du dernier succès à Bâle
"Je ne connaissais pas cette statistique", a pourtant admis le défenseur Nias Hefti, invité à se présenter devant la presse ce vendredi en début d'après-midi à Riddes. À sa décharge, depuis qu'il a rejoint le Valais en 2023, le Saint-Gallois n'a effectué qu'à trois reprises le voyage en terres bâloises et il n'était même pas né lors de ce fameux samedi de l'été 97. La donne est différente pour Didier Tholot. Au cours de ses différents passages sur le banc, le technicien tricolore a vu la série noire se prolonger. Surtout, il était sur le terrain lors de cet ultime succès sédunois. C'est même lui qui avait inscrit le 3-1 final. "Ce souvenir ne me revient pas forcément en tête puisque la dernière fois que j'étais sur la pelouse du Parc Saint-Jacques avec un sentiment positif, c'était lors de la finale de 2015."
Ce fameux dimanche 7 juin au cours duquel l'entraîneur valaisan était définitivement entré dans la légende, en voyant son équipe réaliser une véritable démonstration synonyme de 13ème sacre dans sa compétition fétiche. "On doit prendre ce match en exemple", affirme-t-il onze ans plus tard. "Si tu es capable de le faire en Coupe, pourquoi tu ne pourrais pas le faire en championnat? Nous étions également proches de faire quelque chose de très bien là-bas en Coupe l'an dernier (ndlr : élimination aux tirs au but en 1/8èmes de finale). Il faut donc que l'on se rapproche de l'état d'esprit Coupe de Suisse pour réaliser l'exploit de faire tomber Bâle chez lui."
Écart réduit entre les deux équipes
S'il emploie le terme exploit pour désigner un potentiel succès sédunois dimanche, Didier Tholot est aussi conscient que l'opportunité de mettre fin à cette longue disette est bien réelle. "C'est l'une des premières fois où nous sommes aussi proches d'eux à ce stade de la saison", relève-t-il. "Si je parle d'exploit, c'est que Bâle reste une équipe très difficile à jouer chez elle, même si je la trouve moins sûre que dans le passé. Elle a toujours de la qualité, mais elle peut être davantage mise en difficultés."
Pour permettre à son équipe de ramener quelque chose de ce voyage sur les bords du Rhin, le coach français se veut résolument conquérant. "Mon idée première est qu'on continue à jouer au football. Nous n'allons pas à Bâle pour parquer le bus", assure-t-il. "Pour leur faire mal et obtenir un résultat positif, nous devrons être très bons défensivement et capables de créer du danger offensivement." Une absence de marque sera à signaler au Parc Saint-Jacques : celle d'Ali Kabacalman, suspendu pour avoir récolté son 4ème avertissement de l'exercice mercredi face à Winterthour. "Perdre celui qui est à la fois ton capitaine et le leader de ton jeu ne fait jamais plaisir. Ce qui m'emmerde surtout est qu'il prenne ce carton sur une réclamation. Après, on savait qu'on arrive dans une période où plusieurs joueurs sont menacés de suspension. Je le dis et je le répète : cette donnée ne doit pas nous paralyser. Nous devons continuer à jouer en nous donnant à 100%. Ali ne sera pas là, mais j'ai confiance en mon groupe pour compenser son absence."
L'occasion de s'affirmer en tête
La victoire convaincante obtenue mercredi face à Winterthour a permis de lancer positivement l'année 2026 du FC Sion. "C'était très important de bien débuter", se réjouit Nias Hefti. "Prendre les trois points nous a permis de bien préparer ce déplacement à Bâle. Nous voulons jouer le haut du classement ce printemps et ce match nous donne l'occasion de prouver que nous faisons partie des meilleures équipes de ce championnat."
Bâle-Sion, match à suivre en direct dimanche dès 16h30 sur Rhône FM.
Franck Surdez en approche?
Le marché des transferts a officiellement ouvert ses portes ce jeudi en Suisse. Le FC Sion en a profité pour annoncer un premier mouvement avec l'arrivée du gardien jurassien Simon Caillet, en provenance du FC Bâle. Un autre engagement serait imminent en Valais : celui de Franck Surdez. L'ailier neuchâtelois de 23 ans débarquerait en provenance de la Gantoise. La rumeur, née dans différents médias belges, a été confirmée à demi-mots par Didier Tholot vendredi après-midi. "Peut-être qu'une opportunité de marché va se présenter à nous, avec un jeune qui n'était pas une volonté de base. Est-ce que ce sera Franck Surdez? Ça peut", a malicieusement glissé le technicien tricolore, tout en assurant qu'il n'y aura pas de "grandes manoeuvres" ces prochaines semaines. "On n'est pas à l'abri de l'un ou l'autre départ non plus. Je pense à des éléments pas contents de leur temps de jeu et qu'on laissera partir."
